Le Sommet mondial sur la société de l'information réclame une approche partenariale pour le lien numérique
Un
Sommet de trois jours, qui s'est tenu à Genève du 10 au 12 décembre 2003, a rassemblé des chefs d'Etat, des premiers ministres, des présidents ainsi que des agences de l'ONU, des représentants du secteur privé et de la société civile pour aborder des questions concernant l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) pour un monde meilleur.
Les participants au Sommet ont approuvé la Déclaration de principes qui contenait une vision commune des valeurs de la société de l'information, ainsi qu'un
Plan d'action. Cependant, la représentation de la société civile a exprimé son mécontentement par le biais d'une
Déclaration objectant que les points de vue de leurs organismes n'ont pas été correctement pris en compte dans les documents du Sommet.
Cet événement représente le premier sommet de l'ONU sur l'information et la communication. Le Sommet a été organisé pour être tenu en deux phases : la première phase déjà organisée à Genève et la seconde qui se tiendra à Tunis en 2005 pour évaluer l'avancement des objectifs définis lors de la première phase. Les principaux objectifs du Plan d'action sont de construire une Société globale de l'information ; de mettre le potentiel de connaissances les TIC au service du développement ; de favoriser l'utilisation de l'information et de la connaissance pour l'accomplissement des objectifs de développement internationalement reconnus, y compris ceux contenus dans la
Déclaration du millénaire; et de définir les nouveaux défis de la société de l'information, aux niveaux national, régional et international. L'objectif principal consiste à fournir les TIC à la moitié de la population mondiale d'ici 2015.
Les questions sur lesquelles les négociateurs ont passé le plus de temps à négocier durant le Sommet sont celles liées à la gestion d'Internet et aux investissements de financement des TIC dans des économies déservies. Un groupe de travail destiné à étudier les mécanismes de financement des TIC existants a été fondé et une étude a été lancée sur la possible création d'un Fond international volontaire et solidaire.
Le Sommet était également une occasion de créer des partenariats pour financer des projets qui stimulent l'accès des pauvres aux Technologies de l'Information et de la Communication. Une initiative innovatrice permettra d'établir les liens numériques manquants au Bhutan en fournissant des moyens de communication plus rapides, bon marchés et plus fiables aux régions montagneuses éloignées de ce pays. Ce projet, appelé Poste électronique du Bhutan, est financé par le gouvernement indien,
l'Union internationale des télécommunications (UIT), les télécommunications et la poste du Bhutan, Worldspace et Encore India.
L'Organisation mondiale de la santé, avec l'UIT et Cisco Systems, a annoncé la création d'une Académie de la santé pour fournir un enseignement numérique à la santé au grand public, en commençant par des projets pilotes dans des écoles de Jordanie et d'Egypte.
La préparation pour la deuxième phase étant actuellement en cours, des entretiens plus approfondis sur la gouvernance d'Internet ont été laissés en attente et se tiendront à Tunis du 16 au 18 novembre 2005.
Pour visiter le site web sur la deuxième phase du Sommet, veuillez cliquer
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Pour lire la participation aux documents des Groupes de travail sur la gouvernance et le financement d'Internet, veuillez cliquer
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